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Le Funeraire > Actualité > 2011 > Dispersion des cendres Mise à jour du 15 décembre

Dispersion des cendres

Si vous essayez pendant un dîner d’aborder le sujet de la dispersion des cendres, vous serez certainement surpris par la multitude d’avis, le plus souvent contradictoires.

Si vous essayez pendant un dîner d’aborder le sujet de la dispersion des cendres, vous serez certainement surpris par la multitude d’avis, le plus souvent contradictoires. Interdiction de les répandre autorisation ou même obligation ? La loi sur la destinée des cendres a changée le 19 décembre 2008. Depuis cette date, il est interdit de les conserver chez soi, elles doivent absolument être disséminées. Le législateur laisse un délai de 8 jours aux proches pour exécuter cette tâche. Mais dans la pratique, si vous êtes absolument dans l’obligation de le faire, vous pouvez toutefois prendre votre temps. Aucun agent de l’état ne viendra s’assurer de la bonne exécution de cette tâche, dans le délai imparti par la loi. Depuis les années 70, la crémation est en constante augmentation, dans certaines régions de France 50% des gens y ont recours. Immédiatement après la cérémonie, les cendres sont recueillies dans une urne appelée non pas, comme beaucoup le pense, funéraire, mais cinéraire. Un mot bien connu des jardiniers. Les cinéraires maritimes sont des plantes dont les dessous des feuilles est laineux et de couleur argentée, et ceci explique évidemment cela. Sur chaque boite figure une plaque sur laquelle est inscrite le nom du défunt et celui du crématorium ou a eu lieu la cérémonie. Il est à noter que la loi stipule que l’urne doit être remise à la personne qui a pourvu aux funérailles. Ensuite, il existe plusieurs possibilités. Déposer l’urne dans un columbarium un mot dérivé du latin « Columba » et qui signifie niche de pigeons. Il s’agit le plus souvent d’un mur composé d’habitacles qui peuvent contenir de 2 à 3 urnes et qui seront ensuite scellés. Des emplacements sur lesquels vous pourrez faire poser, exactement comme sur une pierre tombale, une photo du défunt ou un élément qui le rappelle.

Une certaine superficie

Si vous choisissez la dispersion, vous pouvez le faire dans un lieu dédié à ce geste généralement appelé « Jardin du Souvenir » qui existe dans certains cimetières, mais pas encore dans tous. Mais aussi dans la mer ou la loi l’autorise au-delà des 100 premiers mètres. Il est bon de respecter certains principes comme l’utilisation d’une urne en sel ou en carton par respect pour la nature. C’est aussi possible dans les airs et en pleine nature à condition et ceci est important que ce ne soit ni un lieu public, ni une propriété privé. Donc impossible de les disséminer place de la Concorde, sur la Canebière, square des Batignolles ou dans le jardin de votre pavillon de banlieue. Il est à noter que les rivières et les fleuves sont considérés comme des lieux publics. Dans le cas d’une propriété privé il y a des discussions et des combats d’école entre des juristes très hautement compétents qui ont déterminées que normalement on peut le faire dans une forêt, dans des champs etc. Mais que pour disperser des cendres dans un jardin privé, il faudrait que le jardin soit d’une « certaine superficie », qu’il ne soit pas entièrement clos et que l’on puisse venir s’y recueillir éventuellement. La loi n’impose pas d’être extrêmement précis sur le lieu de dispersion cela ne sert à rien de rechercher des ennuis, il vaut mieux rester un peu dans le flou. Tout chose appartenant à quelqu’un, quand vous dispersez dans une propriété privé ; Quand vous avez une forêt ou un champ l’un et l’autre sont bien la propriété de quelqu’un, c’est donc totalement stupide. Prenons l’exemple de la forêt de Rambouillet qui appartient à l’état et donc à tous les français et pourtant on peut y disperser des cendres. Le terme en pleine nature est tout simplement ambigu. Dernière étape, vous devrez faire une déclaration auprès de la mairie du lieu de naissance du défunt pour indiquer le lieu et la date de dispersion des cendres. Le dernier mot reste au poète, qui souligne « que nous rencontrons l’amour qui met nos cœurs en feu, puis nous trouvons la mort qui met nos corps en cendres. »

QUESTIONS - REPONSES

Michel Kawnik

Association Française d’Information Funéraire 9, rue Chomel 75007 PARIS Téléphone : 01 45 44 90 03 www.afif.asso.fr

Interview réalisé auprès de Michel Kawnik président et fondateur de l’AFIF.

Quel est le délai de dispersion des cendres ? Un mois, un an …

Depuis 4 ans, une personne n’a plus le droit de conserver chez soi des cendres cinéraires. Mais, et il y a un mais, si quelqu’un habite Paris et veut aller disperser des cendres disons dans la région de Bordeaux, il n’est pas indispensable qu’il prenne sa voiture en urgence. Il va pouvoir les garder pendant un certain délai. Dépasser un certain temps, elles seront considérées comme conserver au domicile. Mais ou commence et ou finit ce délai ? Il doit permettre une décision de justice sachant que la période des obsèques est bien souvent une période privilégié pour les règlements de compte. Les litiges sont nombreux. Comme ce frère qui avait décidé de garder les cendres de son père à son domicile, refusant aux autres membres de la famille de mettre les pieds chez lui et de venir se recueillir.

Pourquoi la loi sur la destinée des cendres a-t-elle changé ? Qu’est ce que le législateur à voulu protéger ?

Une communication bien orchestrée a voulu faire croire aux gens qu’on avait retrouvé des urnes funéraires abandonnées sur la plage de Nice et que dans les salles des ventes des camions entiers arrivaient chargés d’urnes abandonnées. Tout ceci relève tout simplement du phantasme. Il y a surtout beaucoup d’argent dans le domaine du funéraire. Et dire au gens qu’ils ne peuvent plus conserver les cendres de leurs proches à leur domicile a permis aux société de Pompes Funèbres de facturer de nombreuses prestations, comme des frais d’ouverture de monument, de marbrerie ou de cimetières et d’encaisser des sommes supplémentaires. Sans oublier certains psychiatres qui ont des accointances financières avec de grosses sociétés de pompes funèbres et qui ont été jusqu’à affirmer que le travail de deuil ne pouvait pas se faire tant que l’urne était au domicile. Au sein de mon association nous avons reçu un grand nombre de coup de téléphone de dames âgées qui souhaitait conserver les cendres de leur mari défunt pour demander à leurs enfants de les disperser ensemble au moment de leur décès à elle. Et dire que ces braves mamies mariées depuis 60 ans ne vont pas pouvoir, si elles gardent l’urne à leur domicile, faire leur travail de deuil, c’est de la manipulation, de la désinformation et du lobbying.

Pour une crémation, le défunt doit-il avoir exprimé sa volonté avant et par écrit ? Ses proches peuvent-ils prendre la décision ?

Une très vieille loi dit que les funérailles doivent être effectuées en tenant compte des volontés écrites ou reconnues de la personne. Pour cela, il suffit tout simplement qu’une personne signale autour d’elle qu’elle désire une crémation pour que si jamais il y avait une inhumation au cimetière les proches ou les amis témoignent devant un juge de la volonté du défunt. Il n’y a donc pas besoin de testament. Si un homme vit dans une famille très catholique dans laquelle on ne veut pas entendre parler de crémation et qu’il souhaite être incinérer nous lui recommandons de donner à un ou deux personnes de confiance un simple mot manuscrit, dans lequel il évoquera sa volonté.

Dans le cas d’une famille de 4 enfants ayant perdus leur mère, qui est la personne « qui a pourvu aux funérailles » ?

Il pourra s’agir de n’importe quels enfants. Mais en cas de problème si par exemple, trois d’entre eux sont d’accord pour un enterrement et un seul pour une crémation, celui qui s’y oppose devra aller voir le maire de la ville ou sera procédé à la mise en bière. Il dira qu’il s’oppose à l’inhumation pour X raisons et demandera de « surseoir l’autorisation d’inhumation ». Le maire va lui demander d’apporter dans les 24 heures une lettre de son avocat disant qu’une procédure est en cours. Le juge du tribunal d’instance qui est compétent écoutera les différents partis et sera seul habilité à prendre une décision.

La rédaction Le Funéraire

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